QUAND OBSERVER LES CÉTACÉS
Il n’existe pas une saison universelle pour voir les baleines et les dauphins
Les cétacés sont présents toute l’année dans les océans du monde. Ce qui change selon les mois, ce sont les espèces susceptibles d’être rencontrées, leur répartition, leurs comportements, leur facilité de détection et les conditions permettant de sortir en mer.
La meilleure période dépend donc de plusieurs questions :
quelle espèce souhaitez-vous rechercher ?
dans quelle région ?
voulez-vous observer une migration, une zone d’alimentation ou une période de reproduction ?
les animaux sont-ils présents près des côtes ou dispersés au large ?
la météo et l’état de la mer permettent-ils de les chercher ?
des sorties respectueuses sont-elles effectivement proposées à cette période ?
Une saison favorable augmente les possibilités d’observation, mais ne garantit jamais une rencontre. Les cétacés restent sauvages, mobiles et dépendants d’écosystèmes en constante évolution.
Ce calendrier vous aide à choisir une période cohérente avec l’expérience recherchée, sans transformer une tendance écologique en promesse.
Calendrier mondial de l’observation des cétacés
Ce calendrier présente des exemples de fenêtres particulièrement intéressantes. Il ne signifie pas que les espèces citées sont absentes pendant le reste de l’année.
Janvier à mars — hiver boréal et été austral
JANVIERDans le nord de la Norvège, des orques et des baleines à bosse peuvent encore exploiter les concentrations hivernales de harengs. Dans les lagunes de Basse-Californie, les baleines grises rejoignent leurs zones de reproduction et de mise bas. Les baleines à bosse fréquentent les Antilles pendant leur saison de reproduction, tandis que plusieurs espèces s’alimentent dans les eaux antarctiques pendant l’été austral.
Destinations à considérer → Norvège du Nord, Basse-Californie, Antilles et Antarctique.
FÉVRIER
Les zones de reproduction tropicales et subtropicales de l’hémisphère Nord connaissent une activité importante. Les baleines grises sont présentes dans les lagunes de Basse-Californie et les baleines à bosse dans les Antilles. Dans certains secteurs du golfe de Californie, des rorquals bleus peuvent également être recherchés. En Antarctique, baleines à bosse et petits rorquals antarctiques profitent de la saison d’alimentation estivale.
Destinations à considérer → Basse-Californie, Antilles et Antarctique.
MARS
Certaines saisons de reproduction commencent progressivement à s’achever aux basses latitudes de l’hémisphère Nord, tandis que
l’activité alimentaire se poursuit dans l’océan Austral. En Nouvelle-Zélande, les cachalots peuvent être recherchés toute l’année autour de Kaikōura.
Destinations à considérer → Basse-Californie, Antilles, Antarctique et Kaikōura.
Avril à juin — printemps boréal et automne austral
AVRILLe printemps marque le passage de plusieurs grands rorquals dans l’Atlantique Nord. Aux Açores, il devient possible de rechercher des rorquals bleus, communs et boréaux. Les baleines grises poursuivent leur migration le long de la côte pacifique nord-américaine. Les sorties reprennent progressivement en Méditerranée, tandis que les saisons des baleines à bosse et des baleines grises touchent à leur fin dans certaines zones des Antilles et de Basse-Californie.
Destinations à considérer → Açores, Colombie-Britannique, Méditerranée, Antilles et Basse-Californie.
MAI
Les zones d’alimentation tempérées de l’hémisphère Nord deviennent plus actives et plusieurs migrations printanières se poursuivent. Les Açores restent intéressantes pour le passage des grands rorquals. Des baleines à bosse et de petits rorquals fréquentent certaines régions canadiennes. En Méditerranée, rorquals communs, cachalots et différentes espèces de dauphins peuvent être recherchés.
Destinations à considérer → Açores, Colombie-Britannique, estuaire du Saint-Laurent et Méditerranée.
JUIN
Les zones d’alimentation de l’hémisphère Nord entrent dans une période importante. Orques et baleines à bosse peuvent être observées dans le Pacifique Nord, tandis que différents rorquals fréquentent le Saint-Laurent. Dans l’hémisphère Sud, les baleines franches australes commencent à rejoindre certaines côtes d’Afrique du Sud et des baleines à bosse y poursuivent leur migration.
Destinations à considérer → Colombie-Britannique, estuaire du Saint-Laurent, Méditerranée et Afrique du Sud.
Juillet à septembre — été boréal et hiver austral
JUILLETLa pleine saison de terrain commence dans plusieurs régions tempérées de l’hémisphère Nord. Les observations peuvent concerner l’alimentation, les déplacements côtiers et les interactions sociales. Dans l’hémisphère Sud, certaines populations migratrices fréquentent leurs zones de reproduction ou poursuivent leurs déplacements le long des côtes.
Destinations à considérer → Colombie-Britannique, estuaire du Saint-Laurent, Méditerranée et Afrique du Sud.
AOÛT
Les zones d’alimentation restent actives aux moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère Nord. Rorquals, baleines à bosse, orques et différentes espèces de dauphins peuvent être recherchés au Canada ou en Méditerranée. En Afrique du Sud, les baleines franches australes fréquentent plusieurs secteurs côtiers pendant leur période de reproduction et de mise bas.
Destinations à considérer → Estuaire du Saint-Laurent, Colombie-Britannique, Méditerranée et Afrique du Sud.
SEPTEMBRE
Les saisons d’alimentation se poursuivent dans plusieurs régions du Nord. Le Saint-Laurent, la Colombie-Britannique et la Méditerranée restent accessibles selon les conditions. Aux Açores, différentes espèces océaniques peuvent toujours être rencontrées. Dans l’hémisphère Sud, les baleines franches australes sont encore présentes près de certaines côtes d’Afrique du Sud.
Destinations à considérer → Estuaire du Saint-Laurent, Colombie-Britannique, Méditerranée, Açores et Afrique du Sud.
Octobre à décembre — automne boréal et printemps austral
OCTOBRECertaines saisons tempérées de l’hémisphère Nord s’achèvent progressivement. Les dernières grandes fenêtres d’observation peuvent encore concerner la Colombie-Britannique et le Saint-Laurent. En Afrique du Sud, les baleines franches australes restent présentes dans plusieurs secteurs. Dans le nord de la Norvège, les premières concentrations de harengs et de prédateurs peuvent commencer à apparaître, avec une forte variabilité selon les années.
Destinations à considérer → Colombie-Britannique, estuaire du Saint-Laurent, Afrique du Sud et Norvège du Nord.
NOVEMBRE
Dans le nord de la Norvège, les concentrations de harengs peuvent attirer orques et baleines à bosse. En Afrique du Sud, la saison de plusieurs populations côtières touche progressivement à sa fin. Autour de la péninsule Antarctique, la saison des expéditions commence avec le printemps austral et le retour progressif des baleines vers leurs zones d’alimentation.
Destinations à considérer → Norvège du Nord, Afrique du Sud et Antarctique.
DÉCEMBRE
La saison de reproduction des baleines à bosse commence aux basses latitudes de l’Atlantique Nord. Les baleines grises rejoignent les lagunes de Basse-Californie. Dans le nord de la Norvège, orques et baleines à bosse peuvent suivre les concentrations de harengs. En Antarctique, baleines à bosse, petits rorquals antarctiques et autres espèces regagnent progressivement leurs zones d’alimentation estivales.
Destinations à considérer → Norvège du Nord, Antilles, Basse-Californie et Antarctique.
Comment utiliser ce calendrier ?
Ces périodes constituent des repères, pas des dates garanties. Elles peuvent évoluer selon les populations, les conditions océanographiques, la distribution des proies, la météo et l’organisation locale des sorties.
Le bon mois dépend toujours de l’espèce recherchée, de la région exacte et du phénomène que vous souhaitez comprendre : alimentation, migration, reproduction, mise bas ou présence annuelle.
Présence, observation et accessibilité : quatre réalités différentes
Dire qu’une espèce est présente dans une région ne signifie pas automatiquement qu’elle sera facile à observer.
La présence biologique
Une espèce peut fréquenter une région toute l’année ou seulement pendant une partie de son cycle annuel.
Certaines populations migrent sur plusieurs milliers de kilomètres. D’autres effectuent des déplacements régionaux moins spectaculaires. Certaines espèces peuvent être présentes toute l’année, mais changer d’habitat, de profondeur ou de distance à la côte.
La détectabilité
Un cétacé présent peut rester difficile à trouver.
Les cachalots et les baleines à bec passent une grande partie de leur temps en plongée. Des dauphins peuvent parcourir rapidement de vastes secteurs. Les animaux peuvent également être dispersés, éloignés des côtes ou peu actifs en surface.
La taille d’une population ne se traduit donc pas directement par une probabilité d’observation.
Les conditions de mer
Le vent, la houle, la visibilité et la lumière influencent fortement la détection.
Une mer formée masque les souffles, les ailerons et les mouvements de surface. Dans les régions polaires, la glace et la durée du jour modifient également les possibilités de recherche. Une espèce peut être présente alors que les sorties sont impossibles ou peu favorables.
La disponibilité des sorties
La saison touristique ne correspond pas toujours exactement à la saison biologique.
Les opérateurs peuvent limiter leurs sorties en fonction de la météo, de la réglementation, de la fréquentation ou des conditions de navigation. Certaines zones sont accessibles uniquement par des expéditions longues, tandis que d’autres permettent une observation depuis la côte.
La meilleure période pour voyager résulte donc de la rencontre entre présence biologique, détectabilité, sécurité et accessibilité.
Pourquoi les périodes d’observation changent-elles ?
L’alimentation et la disponibilité des proies
La présence de nourriture constitue un facteur majeur de la répartition de nombreux cétacés.
Les baleines à fanons exploitent notamment des concentrations de krill ou de petits poissons. Les odontocètes — dauphins, orques, cachalots et globicéphales — recherchent des poissons, des céphalopodes ou, pour certaines populations d’orques, d’autres mammifères marins.
La production biologique ne suffit pas à elle seule. Les proies doivent également être présentes à une densité, une profondeur et une localisation permettant leur exploitation.
La Norvège du Nord en hiver, le Saint-Laurent en été et l’Antarctique pendant l’été austral illustrent différents types de zones d’alimentation saisonnières.
La reproduction et la mise bas
Plusieurs populations de grandes baleines rejoignent des eaux tropicales ou subtropicales pendant leur saison de reproduction.
Les baleines à bosse de l’Atlantique Nord fréquentent notamment les Caraïbes pendant l’hiver boréal. Dans l’hémisphère Sud, d’autres populations rejoignent des eaux plus chaudes pendant l’hiver austral.
Les baleines grises utilisent les lagunes de Basse-Californie pour s’accoupler, mettre bas et accompagner leurs jeunes. Les baleines franches australes fréquentent certaines baies et portions du littoral sud-africain.
Ces régions ne sont pas nécessairement les plus productives. Leur rôle est avant tout lié à la reproduction, à la naissance et aux premières étapes de la vie des jeunes.
Les migrations
Une migration est un déplacement régulier entre différentes régions, souvent associé à l’alimentation et à la reproduction.
Il n’existe cependant pas de calendrier migratoire commun à tous les cétacés.
Chez plusieurs populations de baleines à bosse :
dans l’hémisphère Nord, les animaux s’alimentent principalement aux hautes latitudes pendant le printemps et l’été, puis gagnent des eaux plus chaudes en hiver ;
dans l’hémisphère Sud, le cycle saisonnier est inversé : alimentation autour de l’Antarctique pendant l’été austral et reproduction aux latitudes plus basses pendant l’hiver austral.
Toutes les populations ne suivent pas exactement ce modèle. Le rorqual commun présente des mouvements saisonniers moins clairement définis dans certaines régions, tandis que la population de baleines à bosse de la mer d’Arabie n’effectue pas les longues migrations latitudinales caractéristiques de nombreuses autres populations.
Les espèces présentes toute l’année
Une présence annuelle ne signifie ni stabilité parfaite ni garantie d’observation.
Les cachalots peuvent être recherchés toute l’année aux Açores et à Kaikōura. Certains dauphins et globicéphales fréquentent durablement des régions insulaires ou côtières. Le dauphin bleu et blanc est présent toute l’année dans une partie de la Méditerranée occidentale.
Les individus, leur localisation, leurs comportements et leur facilité de détection peuvent néanmoins changer selon la saison.
Hémisphère Nord et hémisphère Sud : des cycles inversés
Dans l’hémisphère Nord
Le printemps et l’été correspondent souvent à une période importante d’alimentation dans les eaux tempérées et froides.
Les baleines à bosse, petits rorquals et autres espèces rejoignent différentes zones du Pacifique Nord, de l’Atlantique Nord ou de l’Arctique. L’hiver peut au contraire correspondre à une période de reproduction aux basses latitudes, notamment dans les Caraïbes et autour de la Basse-Californie.
La Norvège constitue un cas particulier : les concentrations hivernales d’orques et de baleines à bosse sont liées à la présence de harengs dans certains fjords.
Dans l’hémisphère Sud
Les saisons sont inversées.
De novembre à mars, l’été austral favorise l’alimentation de plusieurs espèces dans l’océan Austral et autour de l’Antarctique. Pendant l’hiver austral, plusieurs populations migrent vers les côtes d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Australie ou vers certaines îles tropicales pour se reproduire.
Près de l’équateur et autour des îles océaniques
La saisonnalité peut être moins directement liée à la température de l’air.
La profondeur, les courants, les précipitations, les régimes de vent et les mouvements régionaux des proies peuvent devenir déterminants. Des espèces océaniques peuvent être présentes toute l’année, tandis que des populations migratrices n’apparaissent que pendant quelques mois.
📍Quand observer les cétacés dans dix grandes destinations ?
À rechercher → Des orques et des baleines à bosse exploitant les concentrations hivernales de harengs.
Ce qui peut varier → La localisation des harengs, le secteur fréquenté par les cétacés, la durée du jour, la météo arctique et l’état de la mer. Les principaux secteurs peuvent évoluer d’une année à l’autre.
À rechercher → Des cachalots et différentes espèces de dauphins toute l’année. Le passage des rorquals bleus, communs et boréaux est principalement recherché d’avril à juin.
Ce qui peut varier → Le calendrier migratoire, l’état de la mer, la visibilité et la localisation des animaux. La saison offrant le plus de sorties ne correspond pas nécessairement à une augmentation biologique uniforme de toutes les espèces.
À rechercher → Des baleines grises dans les lagunes, des rorquals bleus dans le golfe de Californie et des baleines à bosse au sud de la péninsule. Février et mars constituent une fenêtre importante pour plusieurs sites et espèces.
Ce qui peut varier → La destination précise, l’espèce recherchée, la réglementation locale, les conditions de navigation et le calendrier propre à chaque secteur.
À rechercher → Différentes populations d’orques, des baleines à bosse, des baleines grises, de petits rorquals, des marsouins et des dauphins. Les baleines grises sont principalement recherchées de mars à mai et les baleines à bosse de mai à septembre.
Ce qui peut varier → Les déplacements des orques, la disponibilité des proies, le secteur exploré, les mesures réglementaires et la météo.
À rechercher → De petits rorquals, des rorquals communs et des baleines à bosse ; parfois des rorquals bleus. La période principale se situe généralement pendant l’été.
Ce qui peut varier → L’arrivée des baleines, la distribution des proies, les conditions du fleuve et la visibilité. Le béluga est résident et protégé : il ne doit jamais devenir une cible d’approche rapprochée.
À rechercher → Des rorquals communs, cachalots, dauphins bleu et blanc, globicéphales noirs, dauphins de Risso et autres espèces pélagiques. La principale période de sorties s’étend généralement d’avril à septembre.
Ce qui peut varier → Le mistral et les autres vents, l’état de la mer, la dispersion des animaux et la distance nécessaire pour rejoindre les habitats océaniques.
À rechercher → Des baleines à bosse pendant leur saison de reproduction, ainsi que des cachalots, dauphins et autres odontocètes susceptibles d’être présents toute l’année.
Ce qui peut varier → La distribution saisonnière, la profondeur des habitats, l’état de la mer, la réglementation et le secteur réellement exploré.
À rechercher → Des baleines franches australes près des côtes, des baleines à bosse en migration, ainsi que des dauphins et des rorquals de Bryde selon les régions.
Ce qui peut varier → La région choisie, l’espèce recherchée, le sens de la migration et les différences écologiques entre la côte sud, la côte est et la côte ouest.
À rechercher → Des cachalots, principalement des mâles, ainsi que des dauphins obscurs. D’autres cétacés peuvent être observés plus occasionnellement selon la saison.
Ce qui peut varier → Les conditions de mer, la localisation des animaux, la durée de leurs plongées et la disponibilité effective des sorties.
À rechercher → Des baleines à bosse, de petits rorquals antarctiques, des orques et, plus occasionnellement, d’autres grands rorquals. Les baleines à bosse et les petits rorquals peuvent devenir particulièrement présents vers la fin de la saison.
Ce qui peut varier → La glace, l’itinéraire suivi, les concentrations de krill, la météo, la visibilité et le programme du navire.
Pour comprendre le fonctionnement écologique de ces destinations, consultez : Où observer les cétacés dans le monde ?
Choisir sa période selon l’expérience recherchée
Observer des comportements d’alimentation
Certaines périodes favorisent la concentration des proies et peuvent rendre les comportements alimentaires plus visibles.
Exemples :
Norvège du Nord de la fin de l’automne au début de l’hiver ;
Saint-Laurent pendant la saison estivale ;
Antarctique pendant l’été austral ;
certaines zones tempérées du Pacifique Nord au printemps et en été.
La présence d’animaux dans une zone d’alimentation ne garantit pas qu’ils seront effectivement vus en train de chasser.
Découvrir une zone de reproduction
Les Antilles accueillent des baleines à bosse pendant l’hiver boréal. L’Afrique du Sud reçoit des baleines franches australes pendant l’hiver et le printemps australs.
Ces observations peuvent révéler des chants, des déplacements, des interactions sociales ou la présence de jeunes. Elles exigent cependant une vigilance particulière : la reproduction et la présence de nouveau-nés ne justifient jamais une approche plus proche.
Observer des mères avec leurs jeunes
La Basse-Californie et certaines côtes d’Afrique du Sud sont connues pour le rôle qu’elles jouent dans la mise bas ou l’accompagnement des jeunes.
Les comportements maternels peuvent être discrets. Toute observation doit respecter les distances, éviter de séparer les animaux et permettre à la mère de contrôler elle-même la rencontre.
Comprendre une migration
Les migrations peuvent être observées :
le long d’un littoral ou d’un corridor, comme pour les baleines grises du Pacifique ;
autour d’archipels traversés par plusieurs espèces, comme les Açores ;
entre zones d’alimentation et de reproduction, comme pour de nombreuses populations de baleines à bosse.
Un animal en migration se déplace parfois rapidement et peut rester peu de temps dans un secteur donné.
Rechercher des espèces présentes toute l’année
Les cachalots aux Açores ou à Kaikōura, certains dauphins en Méditerranée et plusieurs odontocètes tropicaux peuvent être présents toute l’année.
Leur présence annuelle permet davantage de souplesse, mais la météo, la distance à la côte et leur comportement continuent d’influencer les possibilités d’observation.
Ce qui peut décaler une saison d’une année à l’autre
Les calendriers naturalistes ne sont jamais entièrement fixes.
La distribution des proies
Les poissons, le krill et les céphalopodes réagissent eux-mêmes à la température, aux courants, à la salinité, à la production planctonique et à de nombreux autres paramètres.
Lorsque les proies se déplacent, leurs prédateurs peuvent modifier leur calendrier ou changer de secteur.
Les conditions océanographiques
Les fronts, tourbillons, upwellings, marées et masses d’eau évoluent dans le temps. Une zone productive une année peut fonctionner différemment l’année suivante.
Le climat et les variations interannuelles
Les températures océaniques, l’étendue de la glace et les grands phénomènes climatiques peuvent influencer les migrations, l’arrivée sur les zones d’alimentation et la disponibilité des ressources.
Les périodes historiques restent utiles, mais elles ne doivent pas être considérées comme immuables.
La météo
Le vent et la houle peuvent empêcher une sortie alors que les animaux sont présents.
Plusieurs jours de mauvais temps peuvent réduire fortement les possibilités d’observation pendant un court séjour. Prévoir plusieurs journées disponibles augmente généralement les possibilités de bénéficier d’une fenêtre favorable, sans garantir la rencontre.
Le secteur exact
Une destination peut couvrir plusieurs centaines de kilomètres.
La saison d’une espèce dans une lagune, un fjord ou une baie ne peut pas être automatiquement appliquée à l’ensemble d’un pays. Il faut toujours vérifier le port de départ, la zone réellement prospectée et l’espèce ciblée.
Comment choisir la bonne période pour votre voyage ?
Avant de réserver, vérifiez :
l’espèce ou le comportement qui motive le voyage ;
la fenêtre biologique propre à la population concernée ;
les conditions météorologiques habituelles ;
le nombre réel de journées prévues sur le terrain ;
la zone exacte explorée ;
la réglementation locale ;
les pratiques de l’opérateur ;
ce qui est programmé et ce qui reste dépendant des conditions naturelles.
Méfiez-vous des offres qui promettent :
une espèce garantie ;
un nombre précis d’animaux ;
une proximité déterminée ;
un comportement spectaculaire ;
une photographie particulière ;
une rencontre avec une mère et son jeune.
Une période favorable reste une probabilité, jamais une réservation prise avec le vivant.
Pourquoi les dates des expéditions WSE sont-elles choisies avec soin ?
Wild Seas Explorer ne sélectionne pas seulement une destination. Chaque voyage est positionné dans une fenêtre cohérente avec les espèces, les phénomènes et les conditions recherchés.
Selon les expéditions, cela peut signifier :
rejoindre le nord de la Norvège pendant la période où les harengs peuvent attirer orques et baleines à bosse ;
découvrir les Açores au printemps pendant le passage de plusieurs grands rorquals ;
naviguer en Méditerranée pendant une période offrant davantage de possibilités de sorties et d’observations pélagiques ;
explorer la Guadeloupe pendant la saison de présence des baleines à bosse, tout en étudiant les autres composantes de l’écosystème tropical.
Les dates reposent sur les connaissances disponibles, mais WSE ne garantit jamais la présence ni le comportement d’une espèce sauvage.
L’intérêt du voyage ne se limite pas à cocher une liste d’animaux. Vous apprenez à rechercher, observer, interpréter les conditions et comprendre pourquoi une rencontre est possible — ou pourquoi elle ne se produit pas.
Questions fréquentes
Il n’existe pas de meilleure saison mondiale. La période dépend de l’espèce, de la population et de la région. L’été local est souvent important sur les zones d’alimentation des hautes latitudes, tandis que certaines eaux tropicales sont fréquentées pendant la saison de reproduction.
Aucun mois ne permet de voir toutes les espèces partout dans le monde. Février peut être intéressant en Basse-Californie, mai aux Açores, juillet dans le Saint-Laurent ou en Méditerranée, novembre en Norvège et février en Antarctique. Ces exemples correspondent à des phénomènes et des populations différents.
La période varie selon la population. Dans les Caraïbes et les Antilles, elles sont principalement recherchées pendant l’hiver boréal. Autour de l’Antarctique, elles s’alimentent pendant l’été austral. En Afrique du Sud, elles sont surtout observées pendant leur migration australe.
Les rassemblements associés aux harengs sont principalement recherchés de la fin octobre ou de novembre à janvier. Leur localisation et leur calendrier peuvent changer avec la distribution des poissons.
Oui, dans certaines régions. Des cachalots sont présents toute l’année aux Açores et à Kaikōura, tandis que plusieurs espèces de dauphins fréquentent durablement certaines zones. Leur observation reste néanmoins dépendante de la météo et de leur localisation.
Pas toujours. L’été local peut correspondre à une saison d’alimentation dans plusieurs régions tempérées ou polaires, mais d’autres populations sont plus accessibles pendant l’hiver, notamment sur leurs zones de reproduction.
Non. Il n’existe pas de règle universelle. Les conditions de vent et de mer sont parfois plus favorables le matin, mais cela dépend fortement de la région. L’activité des animaux peut également évoluer au cours de la journée.
Elles peuvent jouer un rôle dans certains détroits, estuaires, baies ou secteurs côtiers en modifiant les courants et la concentration des proies. Leur importance dépend du site et ne peut pas être généralisée à toutes les destinations.
Non. Une période favorable augmente les possibilités, mais ne garantit ni la présence, ni la proximité, ni le comportement des animaux.
Lorsque cela est possible, prévoyez plusieurs journées permettant de sortir en mer. Cela réduit la dépendance à une unique fenêtre météorologique, sans supprimer l’incertitude liée aux animaux sauvages.
Aller plus loin
À propos de l’autrice
Contenu rédigé et relu par Stéphanie Vigetta, fondatrice de Wild Seas Explorer.
Titulaire de deux Masters orientés recherche et forte d’une expérience de recherche doctorale consacrée aux myctophidés, elle conçoit des voyages scientifiques, naturalistes et photographiques autour de l’observation et de la compréhension des écosystèmes marins.
Dernière vérification scientifique : septembre 2026.
Sources principales