Observer les cétacés aux Açores : expéditions scientifiques et naturalistes
Quelques part au milieu de l'Atlantique
L’océan est ouvert, sans relief visible. La surface semble uniforme, presque vide. Et pourtant... Un souffle. Net. Oblique. Vers la gauche. Un cachalot, c'est certain ! Il respire lentement, presque immobile. Puis son corps bascule. La caudale se lève, il sonde. Le silence en surface revient. Les regards cherchent. Mais une grande partie de l'activité se déroule déjà en profondeur. Clic-clic, l'hydrophone jeté à l'eau permet d'écouter et de comprendre un peu mieux le Cachalot. Plus loin, une autre présence. Plus rapide. Un groupe de dauphins traverse la zone. Direction changeante, déplacements rapides, ils chassent. Nul besoin de les écouter, il suffit de regarder. Mais l'hydrophone est aussi un plaisir ! Ici, tout est en mouvement. Les espèces se croisent. Certaines ne font que passer. D’autres occupent durablement ces eaux. Les grandes baleines migratrices apparaissent au printemps, portées par les dynamiques de productivité de l’Atlantique Nord. Le cachalot, lui, est présent toute l’année, lié aux profondeurs proches des îles. Ce que l’on observe en surface n’est qu’une partie du système. Les reliefs existent, mais ils sont sous-marins. Les interactions sont réelles, mais souvent invisibles. Observer aux Açores, c’est apprendre à relier ce que l’on voit à ce qui se joue en dessous.
Observer les cétacés aux Açores : des écosystèmes uniques
Comprendre le fonctionnement écologique des Açores
Les Açores ne sont pas un simple archipel isolé au milieu de l’Atlantique.
Ils se situent à la jonction de plusieurs dynamiques océaniques majeures, notamment autour de la dorsale médio-atlantique.
Ce contexte crée une mosaïque d’habitats marins où la profondeur joue un rôle central.
Ici, la profondeur commence presque dès la côte — et avec elle, une grande partie du vivant.
À proximité immédiate des îles, le plateau continental est très réduit.
Les grands fonds sont accessibles en quelques milles seulement.
Cette configuration permet la présence simultanée d’espèces exploitant des ressources situées à différentes profondeurs.
Le cachalot (Physeter macrocephalus) est directement lié à ces zones profondes, où il chasse des céphalopodes.
D’autres espèces exploitent la colonne d’eau ou les couches superficielles, en fonction des conditions.
Au printemps, les dynamiques de productivité s’intensifient.
Le développement du phytoplancton entraîne celui du zooplancton, à la base de la chaîne alimentaire.
Ces processus attirent alors de grandes baleines migratrices, en phase d’alimentation lors de leur remontée vers les hautes latitudes.
Ainsi, au-delà de la seule présence des animaux, c’est bien la structure du milieu — profondeur, productivité, circulation océanique — qui conditionne les observations.
Un hotspot océanique en pleine mer
Tous les milieux océaniques ne concentrent pas autant de diversité.
Les Açores constituent un point de convergence entre plusieurs masses d’eau, dynamiques de courant et structures sous-marines.
La dorsale médio-atlantique, les monts sous-marins, les fronts océaniques et les tourbillons créent des zones où les ressources peuvent se concentrer.
Ces conditions favorisent la présence d’un grand nombre d’espèces de cétacés dans une zone relativement restreinte.
Mais ce hotspot ne fonctionne pas comme un système concentré et stable. Les zones actives se déplacent. Les conditions évoluent rapidement. Une zone productive peut s’activer, puis se dissiper.
Les espèces suivent ces dynamiques.
Ce ne sont pas seulement les animaux qui rendent les Açores exceptionnelles, mais la manière dont l’océan structure leur présence.
Rien n’est concentré durablement, et pourtant tout peut se croiser ici.
Lire un système en mouvement permanent
Aux Açores, ce que l’on observe en surface n’est qu’une partie du fonctionnement du milieu.
Les comportements, les déplacements et la distribution des espèces sont liés à des processus souvent invisibles : profondeur, structure de la colonne d’eau, disponibilité des proies.
Une observation isolée n’a que peu de sens. Elle prend toute sa valeur lorsqu’elle est replacée dans son contexte.
Observer aux Açores, c’est relier des indices, suivre des trajectoires, et comprendre comment les espèces utilisent cet environnement océanique complexe.
C’est aussi accepter que le système ne soit jamais figé. Les situations apparaissent, évoluent, puis disparaissent.
Chaque observation est une lecture partielle d’un ensemble beaucoup plus vaste.
Observer aux Açores, c’est comprendre un système qui ne s’arrête jamais.
Que vient-on observer aux Açores ?
Observer aux Açores ne consiste pas uniquement à rencontrer des cétacés.
C’est explorer un système océanique complet, où plusieurs niveaux de vie coexistent et interagissent, entre surface, colonne d’eau et grands fonds.
En mer, l’observation se construit autour de cette diversité.
Les cétacés en sont les éléments les plus visibles, mais ils s’inscrivent dans un ensemble plus large.
Les dauphins peuvent apparaître en surface, actifs et mobiles.
Les grands plongeurs, comme le cachalot, traduisent l’activité des profondeurs.
Les grandes baleines migratrices traversent la zone à certaines périodes de l’année.
Mais le regard ne se limite pas à ces rencontres.
L’activité des oiseaux marins, les variations de la surface, les zones de convergence ou les changements de couleur de l’eau apportent des informations sur le fonctionnement du milieu.
Chaque élément devient un indice.
À terre, le territoire complète cette lecture.
Les reliefs volcaniques, les pentes abruptes et la proximité immédiate des grandes profondeurs rappellent en permanence le lien entre les îles et l’océan qui les entoure.
Observer aux Açores, c’est donc naviguer entre plusieurs échelles :
- celle de l’animal,
- celle de son habitat,
- et celle du système océanique dans son ensemble.
Ce que l’on vient observer, ce n’est pas seulement une succession de rencontres, mais la manière dont un environnement océanique structure la présence du vivant.
Quels cétacés observer aux Açores
Les Açores comptent parmi les zones les plus riches de l’Atlantique Nord en diversité de cétacés.
Cette richesse s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : profondeur immédiate, structures sous-marines, et dynamiques de productivité.
Certaines espèces sont présentes de manière régulière.
Le cachalot (Physeter macrocephalus) est l’espèce la plus emblématique de l’archipel. Il est observé toute l’année, en lien direct avec les grandes profondeurs proches des îles.
Il peut être rencontré :
- en surface, lors de phases de respiration
- en préparation de plongée, marquée par la levée de la caudale
- en déplacement dans les zones profondes autour de Faial et Pico
Les dauphins constituent un autre groupe très présent.
Le dauphin tacheté de l’Atlantique (Stenella frontalis) est fréquemment observé en été, souvent en groupes actifs et mobiles et parfois en très grand nombre.
Le grand dauphin (Tursiops truncatus) est également présent, selon les secteurs et les conditions.
Le dauphin commun (Delphinus delphis) peut être observé en pleine mer.
Ces espèces offrent des observations régulières, mais toujours dépendantes des conditions.
À certaines périodes de l’année, notamment au printemps, la diversité augmente fortement.
Plusieurs grandes baleines migratrices traversent alors la zone :
- la baleine bleue (Balaenoptera musculus)
- le rorqual commun (Balaenoptera physalus)
- le rorqual boréal (Balaenoptera borealis)
- la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)
Ces espèces exploitent les ressources disponibles lors de leur migration vers les zones d’alimentation nordiques. Le rorqual de Bryde, le Petit rorqual et le Rorqual commun peuvent également être observés en dehors du printemps.
D’autres espèces océaniques peuvent également être rencontrées de manière plus ponctuelle, en fonction des conditions et des zones prospectées.
Cette diversité ne garantit pas des observations permanentes.
Mais elle reflète la position unique des Açores, au croisement de plusieurs dynamiques océaniques.












Quels comportements observer
On n’observe pas une seule scène, mais des dynamiques différentes qui coexistent dans un même espace.
Aux Açores, les comportements observables reflètent directement la diversité des espèces et des habitats présents autour de l’archipel. Certains sont visibles en surface, d’autres ne se lisent qu’à travers des indices.
Chez le cachalot, l’observation s’organise autour d’une séquence caractéristique : Des phases de respiration en surface, relativement calmes, suivies d’une plongée profonde marquée par la levée de la caudale.
Cette bascule traduit le passage entre deux mondes : la surface et les profondeurs où se déroule l’activité de chasse.
Chez les dauphins, les comportements sont plus mobiles et plus lisibles. Les groupes se déplacent rapidement, changent de direction, interagissent. Leur présence peut évoluer en quelques minutes, selon le contexte.
Ces dynamiques de groupe permettent souvent d’observer :
- des déplacements synchronisés
- des interactions sociales
- des changements rapides de comportement
À certaines périodes, les grandes baleines migratrices offrent un autre type de lecture. Leur présence est souvent liée à des phases d’alimentation ou de déplacement.
Les observations peuvent alors concerner :
- des séquences respiratoires régulières
- des trajectoires linéaires
- des changements de direction liés à la ressource
Mais toutes ces scènes ne sont jamais continues. Une interaction peut apparaître, se développer, puis disparaître rapidement.
Ce que l’on observe n’est qu’un fragment d’un processus plus large.
Aux Açores, l’intérêt naturaliste repose sur cette superposition de comportements : surface, profondeur, migration.
Chacun apporte une information différente sur la manière dont les espèces utilisent cet environnement océanique.
Quand observer les cétacés aux Açores
L’observation des cétacés aux Açores est possible toute l’année, mais la diversité des espèces varie fortement selon les saisons.
Situé au cœur de l’Atlantique Nord, l’archipel se trouve sur des routes migratoires majeures et à proximité de zones profondes favorables aux espèces pélagiques.
On distingue ainsi deux grandes dynamiques :
une présence résidente, dominée par le cachalot (Physeter macrocephalus) et plusieurs espèces de dauphins
une présence saisonnière, liée aux migrations des grandes baleines
Le printemps constitue la période la plus marquée sur le plan écologique.
Les dynamiques de productivité s’intensifient, favorisant le développement du zooplancton et attirant de grandes baleines migratrices.
👉 Espèces fréquemment observées :
- Baleine bleue (Balaenoptera musculus)
- Rorqual commun (Balaenoptera physalus)
- Rorqual boréal (Balaenoptera borealis)
- Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)
- Cachalot (Physeter macrocephalus)
Certaines espèces résidentes s’observent toute l’année :
- Cachalot (Physeter macrocephalus)
- Dauphin commun (Delphinus delphis)
- Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)
- Grand dauphin (Tursiops truncatus)
- Dauphin de Risso (Grampus griseus)
👉 Contexte :
Période de migration et d’alimentation pour les grandes baleines.
👉 Lecture terrain :
C’est la période où la diversité et la probabilité d’observer de grandes baleines sont les plus élevées.
L’été correspond à une période plus stable, avec une forte présence de certaines espèces.
👉 Espèces fréquemment observées :
- Cachalot (Physeter macrocephalus)
- Dauphin tacheté de l’Atlantique (Stenella frontalis)
- Grand dauphin (Tursiops truncatus)
- Dauphin commun (Delphinus delphis)
- Dauphin de Risso (Grampus griseus)
- Globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus)
- Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)
👉 Contexte :
Les grandes baleines migratrices sont moins présentes, mais certaines peuvent encore être observées.
👉 Lecture terrain :
Observations plus régulières, mais centrées sur des espèces résidentes ou semi-résidentes. Période idéale pour observer les dauphins et les comportements sociaux. Les conditions météo sont plus stables, il y a une forte activité en surface et de nombreuses interactions observables
À l’automne, les observations restent possibles, mais les grandes baleines à fanons de passage printanier deviennent nettement plus rares.
Les travaux sur la migration printanière montrent d’ailleurs que les baleines à fanons n’ont pas été observées dans la zone d’étude en automne, ce qui est cohérent avec de faibles niveaux de chlorophylle et des conditions de nourrissage moins favorables à cette période.
Le cachalot et plusieurs espèces de dauphins restent les composantes les plus régulières de la faune observable.
👉 Espèces possibles :
Cachalot (Physeter macrocephalus)
Dauphin de Risso (Grampus griseus)
Globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus)
Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)
Grand dauphin (Tursiops truncatus)
Dauphin commun (Delphinus delphis)
👉 Contexte :
Le système reste actif, mais les grandes baleines sont plus rares. L’automne correspond à une phase de transition.
👉 Lecture terrain :
Observations possibles malgré une diminution de la productivité et une diversité moins importante. Moins de pression touristique.
L’hiver est généralement moins favorable, en raison des conditions météorologiques et de la mer plus formée.
Les espèces restent présentes, notamment en profondeur, mais l’accès au terrain est plus limité.
👉 Espèces possibles :
Cachalot (Physeter macrocephalus)
Dauphin commun (Delphinus delphis)
Grand dauphin (Tursiops truncatus)
Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)
- Dauphin de Risso (Grampus griseus)
👉 Contexte :
Présence des espèces mais conditions d’observation plus contraignantes.
👉 Lecture terrain :
Observation plus exigeante, dépendante des fenêtres météo.
Pourquoi étudier les cétacés aux Açores
Les Açores constituent un terrain d’étude particulièrement intéressant pour les cétacés en raison de leur position centrale dans l’Atlantique Nord et de la proximité immédiate des grandes profondeurs.
Ce contexte permet la coexistence, sur un même territoire, d’espèces résidentes et d’espèces migratrices utilisant la région à des moments différents de l’année.
Le cachalot (Physeter macrocephalus) est présent toute l’année, en lien direct avec les habitats profonds autour des îles.
Les grandes baleines à fanons, comme la baleine bleue (Balaenoptera musculus), le rorqual commun (Balaenoptera physalus) ou le rorqual boréal (Balaenoptera borealis), traversent la zone lors de leur migration vers les zones d’alimentation nordiques, en particulier au printemps.
Cette superposition de dynamiques permet d’étudier, dans un même espace, plusieurs aspects clés de l’écologie des cétacés :
- la relation entre distribution des espèces et bathymétrie,
- les stratégies d’utilisation de la colonne d’eau,
- les différences entre espèces résidentes et migratrices,
- les comportements liés à l’alimentation et aux déplacements en contexte océanique ouvert.
Les Açores présentent également un intérêt particulier pour le suivi des populations.
Observer aux Açores, c’est relier un instant en mer à des trajectoires qui se jouent à l’échelle de l’Atlantique.
La photo-identification permet de comparer les individus observés dans l’archipel avec ceux identifiés sur d’autres zones de l’Atlantique Nord, contribuant à une meilleure compréhension des déplacements à grande échelle.
Dans un environnement océanique ouvert, où les interactions sont moins visibles qu’en zone côtière, ces données sont essentielles pour relier les observations de terrain à des dynamiques plus larges.
Étudier les cétacés aux Açores, c’est ainsi travailler sur un système à la fois mobile, complexe, et encore partiellement compris.
Observer les cétacés en conditions réelles
Des conditions océaniques à interpréter
Observer les cétacés aux Açores implique de travailler en milieu océanique ouvert, où les conditions influencent directement la lecture du terrain.
Lorsque la mer est calme, la surface devient lisible.
Un souffle peut être détecté à grande distance, une trajectoire se dessine, les indices sont nets.
Mais ces conditions évoluent rapidement.
Le vent peut fragmenter la surface, réduire les contrastes et compliquer la détection des animaux.
Une présence peut alors passer inaperçue à quelques centaines de mètres.
Dans ce contexte, l’observation repose sur une combinaison d’indices :
- un souffle,
- une variation de surface,
- une trajectoire,
- une activité d’oiseaux.
L’attention devient centrale.
Observer, c’est s’adapter en permanence aux conditions et apprendre à lire un environnement en mouvement.
Observer depuis un bateau : s’inscrire dans le rythme du large
En milieu océanique, la manière de se déplacer conditionne directement la qualité de l’observation.
Le bateau permet une approche progressive, adaptée à la dynamique du milieu.
Il offre le temps nécessaire pour interpréter les indices, suivre une trajectoire, anticiper une remontée.
Dans un système où les espèces se déplacent en permanence, cette capacité d’adaptation est essentielle.
Observer aux Açores ne consiste pas à atteindre un point précis,
mais à évoluer avec le milieu.
Ce n’est pas seulement un moyen d’accès.
C’est un outil d’observation.
Une approche scientifique et de terrain
Une manière d’observer et de comprendre
Aux Açores, l’observation repose sur une lecture du milieu.
Chaque indice — visuel ou acoustique — prend sens lorsqu’il est replacé dans son contexte : profondeur, structure du fond, conditions du moment.
Observer ne consiste pas à accumuler des rencontres, mais à relier des informations, à comprendre des dynamiques.
Une donnée prise en mer ne vaut pas pour elle-même : elle prend sens lorsqu’elle s’inscrit dans une série d’observations.
Dans un environnement ouvert et mobile, cette approche transforme la relation au terrain.
Elle donne du sens à l’attention, à l’attente, et à ce qui n’est pas immédiatement visible.
Une démarche de collecte et d’analyse
Les expéditions s’inscrivent dans une démarche d’observation active et structurée.
Sur le terrain, plusieurs types d’informations peuvent être relevés :
- identification des individus par photo-identification
- observation et description des comportements
- relevés des conditions environnementales
- détection d’indices de présence d’animaux ou de proies
- enregistrements acoustiques
Ces observations ne sont pas isolées.
Elles s’inscrivent dans une dynamique plus large, en lien avec le travail mené par les biologistes et les structures locales aux Açores.
Les données collectées peuvent être comparées, croisées ou partagées avec des programmes de suivi existants, contribuant à une meilleure compréhension des populations et de leurs déplacements à l’échelle de l’Atlantique Nord.
Cette collaboration permet de relier les observations de terrain à des travaux scientifiques en cours, et d’inscrire chaque expédition dans une continuité.
Observer devient ainsi une démarche active : documenter, interpréter, et participer, à son échelle, à une meilleure connaissance du vivant.
Nos expéditions aux Açores
Observer aux Açores ne consiste pas à attendre une rencontre.
C’est apprendre à lire, à suivre, à interpréter.
Les situations apparaissent, évoluent, puis disparaissent.
Être présent au bon moment fait toute la différence.
Participer à une expédition, c’est accepter cette dynamique —
et être là lorsque quelque chose se révèle.
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Comprendre la science participative