étude des cétacés du Cotentin, photo-id grands dauphins - Copyright Stéphanie Vigetta - Wild Seas Explorer

La PHOTO-IDENTIFICATION

Les Îles Féroé et le Grindadrap

Les Îles Féroé, territoire autonome du Danemark, Archipel perdu dans l’Atlantique Nord, ont tout pour attirer les visiteurs naturalistes et photographes. La nature y est sauvage et conservée. Mais cet isolement présente son revers de médaille, le Grindadrap.

Malheureusement cet archipel pratique depuis les années 1700 (et sans doute avant, Kerins, 2010) une chasse aux petits cétacés. Cette chasse, appelée Grindadrap est considérée comme une chasse de subsistance. A chaque événement de chasse, la « viande de cétacés » est distribuée gratuitement à la population, en priorité aux chasseurs, puis aux habitants du district du lieu de chasse.

Lors de ces Grindadrap, des groupes entiers de globicéphales, poursuivis par des bateaux, s’échouent dans une baie aux eaux peu profondes où ils sont alors abattus par les chasseurs. Ces chasses sont ponctuelles, et pratiquée de manière opportuniste. Les « baleiniers » quant à eux ne sont pas professionnels et s’ils sont récompensés en viande, ne vivent nullement de cette activité (Fielding et al., 2015). Depuis le 18e siècle, 800 globicéphales et 100 dauphins de diverses espèces ont été abattus chaque année lors des 6.3 événement (en moyenne) de Grindadrap annuels (Fielding 2013b).

Le poète féroïen du 18e siècle, Sanderson fait remarquer que « Oui, c’est un massacre, un spectacle épouvantable pour quiconque se tient sur le rivage en train de regarder paisiblement. » Ces chasses apparaissent aux yeux des observateurs comme un chaos violent et confus mais sont pourtant depuis quelques années déjà très réglementées (Joensen 2009 ; Fielding, 2015).

Mais comment lutter contre le Grindadrap, alors qu’il est considéré comme faisant partie intégrante de la culture féroïenne (Nauerby 1996 ; Joensen 2009) ? Comment lutter alors que les féroïens voient en cette chasse un événement culturel renforçant les liens sociaux entre les îliens ? Comment se battre alors que les acteurs considèrent les combats des ONGs internationales comme une ingérence ?

Le Grindadrap au fil du temps

Les îles Féroé gèrent de manière plutôt durable leur environnement. Les Grindadrap sont des événements traditionnels qui aux yeux des îliens ont pour rôle l’approvisionnement en nourriture de nombreuses familles mais aussi le maintien d’une cohésion sociale qui n’a pas toujours été simple entre les habitants des différentes îles (Pouillon F. et Laslaz L., 2019).

L’histoire témoigne d’une baisse drastique de ces épisodes de chasse avec la diminution des populations de cétacés. Une recrudescence de ces chasses a eu lieu lorsque l’économie l’imposait et reposait sur l’exploitation de la mer (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). L’intérêt pour la tradition était quant à lui en baisse, jusqu’à une soudaine recrudescence suite à l’ingérence de nombreuses ONGs. La cohésion des îliens s’étant alors faite non plus autour du Grindadrap mais contre ces « juges venus de l’extérieur ». Pour mettre fin à cette tradition dérangeante, il est important d’être informé sur ce phénomène. Comprendre les tenants et aboutissants pourrait permettre de ne pas répéter les erreurs passées et d’agir en conséquence. 

L’ingérence est-elle un bon choix de lutte?

L’ingérence étant prohibée, plusieurs choix s’offrent à chaque personne investie dans la cause animale. Boycotter le pays, lutter de manière illégale contre cette « tradition » qui nous opposent, ou bien comprendre, apprendre et tenter de changer le cours des choses de manière sensée et durable.

L’implication légitime des ONGs contre les Grindadrap via sa médiatisation et leurs réactions offensives face aux chasseurs a été perçu par les îliens comme un impérialisme culturel, une ingérence contre-productive (Kerins 2010). Ceci n’a eu pour effet que de provoquer un esprit de contradiction exacerbé des îliens et une cohésion sociale grandit autour des Grindadrap, y compris venant des îliens n’étant pas en faveur de ces chasses (Fielding et al., 2015). 

Le boycott d’un pays, le boycott du monde

Le boycott de tout un pays pour des raisons éthiques, sociales, environnementales est un acte qui peut être lourd de sens mais également lourd de conséquences. Ces conséquences ne sont malheureusement pas toujours celles tant attendues. Le boycott d’un pays pour protester contre une tradition, une culture, une mauvaise gestion de l’environnement ou encore pour les droits des animaux devrait et pourrait s’appliquer à de nombreux pays du monde. Nous devrions nous interdire de visiter l’Islande, la Norvège et une partie du grand Nord pour leur pratique de la chasse commerciale. Nous devrions également boycotter la France, pour le nombre dramatique de captures accidentelles des cétacés dans ses filets de pêche. Bien d’autres pays, notamment européens sont concernés par le manque de respect pour la nature et la faune dans sa globalité. 

Changer les mentalités en changeant les institutions?

Pousser les différentes institutions ou politiques concernées de près ou de loin par la chasse aux petits cétacés, et donc par le Grindadrap à s’impliquer d’avantage dans la gestion de ces chasses est une piste de travail à ne pas négliger. La CBI pour l’instant refuse toute intervention sous prétexte que les globicéphales sont des cétacés à dents. En effet les pays membres de la CBI réglementent leurs propres captures de petits cétacés (Fielding, 2010). Le Danemark, plutôt que de réglementer cette chasse préfère encore pour l’instant fournir aux îles Féroé toutes les aides possibles. Ainsi, une subvention annuelle, des forces de polices et des forces militaires sont attribuées aux Îles pour entretenir les Grindadraps (Fielding, 2010). Convaincre CBI et Danemark pourrait ne pas être vains.

Faire du tourisme une raison économique et sociale de changer

Enfin, le boycott du pays en termes de tourisme n’est pas une solution valable aux yeux de Wild Seas Explorer. Les Îles Féroé, territoire autonome du Danemark, ne démontre aujourd’hui plus un besoin essentiel de nourriture provenant du Grindadrap. Le tourisme y est encore peu développé et ne représente pas un apport économique fort. Un boycott s’il devenait total, priverait cependant l’archipel de tout développement touristique. Ôter une telle perspective à un territoire ne peut que l’obliger à se refermer sur une politique et une économie interne, la plus simple étant pour les Féroé celle de la pêche et de la chasse.

Boycotter des produits plutôt qu’un pays

Le boycott des produits d’exportation des Îles Féroé reste une option intéressante, un boycott intelligent. Cesser les échanges avec les Îles Féroé à moins qu’elles ne cessent leurs activités de chasse à la baleine diminuerait le marché du poisson des Îles Féroé (Fielding, 2010). Dans ce cas, les Féroïens pourraient abandonner volontairement la chasse à la baleine, une activité non commerciale, pour sauver leurs pêcheries (leur principale source de revenus) du boycott international (Fielding, 2010). Une partie des produits auparavant dédiée à l’exportation pourrait ainsi être consacrée à remplacer la viande de cétacés.

La médiatisation (et le boycott des produits féringiens qui en a découlé) n’a pas permis de faire cesser cette pratique. Elle a cependant entraîné la mise en place de méthodes de mise à mort moins inhumaines. Le revers de la médaille a été de renforcer la durabilité de « l’exploitation des petits cétacés » (Fielding, 2010).

Aucun boycott ou protestation majeur n’est actuellement encouragé par les ONGs. Ces organisations environnementales, Greenpeace, Sea Shepherd et la Fondation Whaleman maintiennent cependant leurs positions contre le Grindadráp (Fielding, 2010). 

Changer des armes contre des jumelles

Cette évolution historique de la chasse aux cétacés vers l’observation naturaliste a déjà eu lieu par le passé, dans l’Archipel des Açores. Cet Archipel qui vivait principalement de la chasse du Grand Cachalot a choisi de développer une économie touristique en lieu et en place d’une économie de chasse. Les critiques des quelques touristes de passage et la diminution des populations de cachalots ont certainement été le moteur de ce changement.

Regarder la culture d’un pays à travers son propre prisme, ne permet que des incompréhensions à bien des égards. Et un combat qui se base sur ces incompréhensions ne peut être mené à bien.

Wild Seas Explorer, l’observation des cétacés et les îles Féroé

Les Îles Féroé pratique le Grindadrap, la chasse aux cétacés et plus particulièrement la chasse aux globicéphales. Actuellement il est impossible d’observer les animaux en mer sans être obligés de les signaler aux chasseurs (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). Cette décision s’est imposée entre autres pour éviter l’intervention des ONGs dans les affaires de l’Archipel (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). C’est pourquoi il est inconcevable pour Wild Seas Explorer de proposer un voyage en mer aux Îles Féroé ou une quelconque sortie en mer. Nous refusons de prendre le risque de devoir donner une information qui pourrait nuire aux animaux. Il est cependant évidant que nous essaierons de contribuer autant que faire se peut à une évolution de la chasse vers le tourisme d’observation et le tourisme scientifique.

La position de Wild Seas Explorer

Il est bien entendu impossible et impensable pour Wild Seas Explorer d’utiliser des moyens illégaux pour parvenir à notre fin. Nous laissons la place à des ONGs et à des organismes ou associations plus organisées en ce sens. Mais surtout, nous pensons que ces actions, qu’elles soient légales ou non, les arguments et les méthodes utilisées sont vécus par les féroïens comme de l’écoterrorisme. Ces actions ne font que renforcer de plus bel la mobilisation des insulaires autour de cette chasse. Une cause, la plus noble soit elle, ne peut que très rarement être imposée par la force. Les protestations semblent avoir un effet néfaste sur la réalisation de tout changement durable. Elle enracine la chasse. Elle pousse la population qui pourraient envisager de s’opposer à la chasse à finalement s’y ranger plutôt que de se rallier à des étrangers qui les pointent du doigt (Earthrace, 2014). De même, un espace commençait à s’ouvrir aux féroïens pour qu’ils s’opposent au Grindadrap. Cet espace a fermé et ceci est attribué à la présence de militants de l’étranger contre le Grindadrap. En effet le débat n’était plus de savoir si le Grindadrap devait être maintenu ou non, mais de savoir si l’on était féroïen ou non (Singleton et Fielding, 2017).

Nous croyons en la discussion, en la persuasion. Nous soutenons bien sûr ces organisations dans bien des combats, et notre bataille, si elle se fait sur un chemin différent défend la même nature. Nous pouvons travailler de manière constructive avec les féroïens et faciliter le changement, ou nous pouvons travailler contre eux et peut-être faire en sorte que la chasse aux cétacés se poursuive indéfiniment (Earthrace, 2014).

Wild Seas Explorer veut croire que l’on peut troquer des harpons contre des jumelles

Notre objectif est de montrer un intérêt naturaliste à la région en excluant toutes participations, de quelques manières qu’elles soient à cette chasse. Si le Grindadrap se pratique pour des raisons économiques, il nous faut montrer que l’économie peut aussi (et de plus en plus) se reposer sur un tourisme durable. En 2009, près de 25 % des touristes auraient pratiqué l’observation de cétacés en Islande (Cunningham et al., 2012). L’activité touristique est compatible avec la chasse. Mais elle l’emportera à terme, pas d’un point de vue éthique mais économique (et c’est tant mieux). Il semblerait en effet que le lien entre le whale watching, l’écotourisme et les discours sur la durabilité des activités maritimes, servent de moteur aux discours sur l’évolution de la chasse aux cétacés (Cunningham et al., 2012).

Les prélèvements de cétacés évoluent ainsi, comme d’autres activités de chasse, vers l’observation (Chanteloup, 2015). 

L’Homme est dangereux pour l’animal, mais si l’animal devenait dangereux pour l’Homme?

Il nous faut montrer que la consommation de « viande de baleine » est mauvaise pour la santé. La pratique est bien mise à mal par la pollution croissante des océans (Fielding, 2010). Il est maintenant convenu que les cétacés doivent être exploités collectivement et la gestion de la chasse doit être fondée sur la science (Singleton et Fielding, 2017). Il y a donc fort à parier que les résultats sur la toxicité de la viande de cétacés aient un fort impact sur le Grindadrap et la consommation de viande. Les cétacés bio-accumulent polluants et métaux lourds et leur comestibilité est largement remise en cause (Fielding, 2010 ; Fielding, 2013). Depuis 2012 les autorités de l’archipel conseillent de ne plus consommer de viande de cétacés (Weihe et Joensen, 2012). Les Féroïens ressentent « l’amère ironie » de devoir demander à leurs communautés de changer de régime alimentaire pour une pollution leur étant infligée depuis l’extérieur. Il est certain que le problème sanitaire pèsera aussi dans la balance, en la faveur des fervents défenseurs de la nature (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). Mais pour l’instant, de nombreux féroïens semblent ne pas prendre au sérieux ces conseils sanitaires (Singleton et Fielding, 2017). La science seule pourra les convaincre.

Et si le tourisme pouvait peser dans la balance?

Il nous faut montrer que les visiteurs peuvent et veulent explorer les Îles Féroé pour leur nature, leurs paysages et leurs animaux vivants. Soustraire ces encore faibles revenus touristiques à une économie complètement décentrée du tourisme ne peut qu’augmenter la pression et le renfermement sur les autres sources de revenus, soit l’élevage, la chasse et la pêche. Des études montrent que deux positions s’opposent, celle des insulaires en faveur du Grindadrap et celle des personnes exogènes qui sont contre (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). C’est donc bien les insulaires qu’il faut persuader de l’intérêt économique de garder une espèce en vie. En boycottant et en accusant un pays, nous unissons les habitants autour du Grindadrap. Nous éveillons l’intérêt des jeunes, non parce qu’ils s’intéressent à la chasse, mais parce qu’un autre mode de vie leur est imposé (Pouillon F. et Laslaz L., 2019). 

L’objectif est donc double : ne pas priver un pays ou une région d’une opportunité de développement économique et touristique durable tout en lui faisant prendre conscience des possibilités qu’offre la nature. Nous espérons qu’à termes, les féroïens réaliseront, comme l’ont fait les açoriens avant eux pour les cachalots ou encore les cambodgiens pour les dauphins d’Irrawady, qu’il y a tout à gagner à protéger la nature. Que l’on peut troquer des fusils ou des harpons contre des jumelles et des appareils photo.

 

Sources

Chanteloup Laine, 2015, Du tourisme de chasse au tourisme d’observation, l’expérience touristique de la faune sauvage – l’exemple de la réserve faunique de Matane (Québec)Téoros [Online], 32-1 | 2013, Online since 15 December 2015.

Cunningham P., Huijbens E. H. & Wearing S. L., 2012. From whaling to whale watching: examining sustainability and cultural rhetoric, Journal of Sustainable Tourism, vol. 20; n°1, p. 143-161.

Earthrace Conservation, Fighting the faroese. 30 Septembre 2014. https://www.earthrace.net/fighting-the-faroese-captains-blog-29-september-2014/

Fielding R., 2010. Environmental change as a threat to the pilot whale hunt in the Faroe Islands, Polar Research, vol. 29, n°3, p. 430-438.

Fielding, R. 2013b. Whaling Futures: A Survey of Faroese and Vincentian Youth on the Topic of Artisanal Whaling. Society and Natural Resources 26(7): 810-826

Fielding Russel, Davis John E., Singleton Benedict E., 2015. “Mutual Aid, Environmental Policy, and the Regulation of Faroese Pilot Whaling”, Human Geography, vol. 8, n°3, p. 37-48.

Joensen, J.P., 2009. Pilot Whaling in the Faroe Islands: History, Ethnography, Symbol. Tórshavn: Faroe University Press.

Kerins, S., 2010. A Thousand Years of Whaling. Edmonton: CCI Press.

Nauerby, T. 1996. No Nation Is an Island: Language, Culture, and National Identity in the Faroe Islands. Aarhus, Denmark: Aarhus University Press.

Pouillon F. et Laslaz L., 2019. Le Grindadráp aux Îles Féroé : une approche géographique d’une controverse environnementale, Géoconfluences.

Singleton Benedict E. & Fielding Russel, 2017, “Inclusive hunting: examining Faroese whaling using the theory of socio-cultural viability”, Maritime Studies, vol. 16, n°1, p. 430-438 [pdf].

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La photo-identification avec WSE

La photo-identification, qu’est-ce que c’est ?

La photo-identification, c’est, comme son nom l’indique, identifier des animaux à l’aide de la photographie. Ces photographies sont ensuite regroupées dans un catalogue photo-identification. Les cétacés ont des caractéristiques permettant de reconnaître l’espèce, mais aussi l’individu (un peu comme nos empreintes digitales) ! Il existe aujourd’hui des catalogues photo-identification où sont référencés tous les cétacés photo-identifiés. Ces données permettent de mieux comprendre les déplacements, migrations, ou encore structure sociale de certaines espèces ou populations. La photo-identification permet ainsi de comprendre le comportement individuel des animaux identifiés. Elle permet aussi les rendre compte des interactions de ces mêmes individus avec des groupes et des milieux. Mieux comprendre ces aspects de la biodiversité permet de mieux la protéger.

 

La photo-ID, comment on fait ?

Chaque individu possède des caractéristiques qui lui sont propres. Saisir ces caractéristiques et les enregistrer permet ainsi de « ficher » ces individus et de les reconnaître lors de prochaines observations.

Photo-identifier un animal consiste à photographier une caractéristique unique chez cet individu. Selon les espèces, il s’agira de l’aileron dorsale et/ou de la caudale ou encore du dos (encoches, cicatrices, pigmentation). D’autres caractéristiques telles que des cicatrices ou blessures peuvent aider à identifier les individus.

Les photographies exploitables seront gardées et intégrées à un catalogue de photo-identification. L’importance de maîtriser son appareil photo ET de connaître les animaux prend tout son sens. En effet, une photo inexploitable ne pourra servir aux analyses et la sortie terrain aura été inutile. Chaque individu photo-identifié se verra attribué un profil (nombre, taille et position des cicatrices, forme de l’aileron, encoches, pigmentation…). Ce profil paraîtra dans un catalogue de photo-identification. Ainsi ce catalogue servira de base de comparaison pour tout autre individu photo-identifié. Il sera alors aisé de savoir si l’individu en question a déjà été observé, et si oui, où, quand et dans quelles conditions.

Pour se faire il est impératif de connaître les caractéristiques à photographier, d’être sur le terrain et d’être bon photographe. Wild Seas Explorer réuni toutes ces qualités.

 

Pourquoi faire notre catalogue de photo-identification ?

De nombreux cétacés, essentiellement parmi les plus grands, effectuent des migrations. C’est ainsi que l’on peut retrouver dans les Antilles des baleines à bosse observées plus tôt dans les eaux plus froides comme celles de la Norvège ou encore de l’Islande. De la même manière il est possible de photo identifier des Grands Cachalots dans les eaux froides puis dans les eaux plus tempérées. Les besoins en termes de collecte données sont également importants dans des régions bien moins lointaines. Ainsi en Méditerranée il est encore difficile de comprendre où sont les rorquals communs en hiver.

Nos voyages ayant pour but d’observer et d’étudier les cétacés et les écosystèmes marins, nous avons donc plus de chances que d’autres voyageurs de pouvoir photo-identifier les animaux. Aussi, mettre nos voyages et nos sorties au profit de la protection des cétacés était une évidence.

Le catalogue photo-identification de Wild Seas Explorer n’a pour autre but que d’apporter ses données au monde de la recherche. Nous n’avons pas la prétention de pouvoir photo-identifier tous les individus de chaque territoire visité, mais nous nous engageons à reconnaître chaque individus photo-identifié, et à laisser en libre accès toutes les données récoltées à tout institut qui en ferait un usage en faveur de la protection des cétacés.

catalogue photo-identification Cachalot © Wild Seas Explorer
photographe participant au catalogue photo-identification © Wild Seas Explorer
Observateurs photo-identification lors d'une croisière scientifique d'observation et d'étude des cétacés à la voile en Méditerranée © Wild Seas Explorer
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