La planète a-t-elle une valeur marchande?

LA PLANèTE A-T-ELLE UNE VALEUR MARCHANDE?

Lors de nos expéditions à la voile, nous mettons un point d’honneur à collecter des données sur les cétacés pour contribuer à leur étude et à leur conservation.

Aussi nous prenons des informations sur le lieu d’observation, sur les conditions environnementales, sur la structure et le comportement du groupe observé mais aussi des données individuelles par photo-identification. Nous récoltons ainsi des données de type « présence-absence », très utile pour déterminer l’aire de répartition des animaux. Les données complémentaires collectées en remplissant les fiches d’observation permettent permettent de renseigner sur la structure du groupe et le comportement observé et ainsi d’évaluer les aires d’alimentation et de reproduction des animaux. Les photo-ID quant à elles permettent d’identifier chaque individu et de mieux comprendre les interactions au sein d’un groupe, mais aussi en dehors du groupe. Un hydrophone embarqué nous permet de collecter des enregistrements acoustiques, principalement sur le Cachalot. 

LA BIODIVRSITé, QU'EST CE QUE C'EST?

La biodiversité peut se traduire simplement par la diversité de différentes formes de vie sur Terre, incluant les plantes, les animaux, les micro-organismes, les gènes qu’elles contiennent, les écosystèmes qu’elles forment et les processus écologiques qui en découlent (Agapow et al. 2004, Rathoure and Patel 2020).
On parle alors de diversité génétique (variabilité des gènes entre les individus ou entre les populations), de diversité spécifique (la diversité des espèces vivantes par leur nombre, leur nature et leur abondance) et de diversité écosystémique (la diversité des écosystèmes sur Terre qui forment la biosphère) dans une aire, un biome ou sur la Planète (Whittaker 1972, Peet 1974; Rawat et Argawal, 2015). La biodiversité est un élément crucial, révélateur des nombreux atouts de la nature pour répondre aux besoins de l’Homme mais aussi pour lutter contre les catastrophes environnementales (Rawat et Argawal, 2015).

La biodiversité c’est ce que l’on appellerait dans la vie de tous les jours « la nature ».

Pourquoi la biodiversité est-elle si importante ?

Dans un monde où l’Homme tend à tout vouloir uniformiser, la diversité est pourtant indispensable. L’importance des gammes d’habitats, de communautés biotiques et des processus écologique dans la biosphère font de la biodiversité quelques choses de VITAL (Rawat et Argawal, 2015).

La biodiversité contribue à la valeur esthétique de l’environnement naturel, elle contribue au bien-être matériel de l’Homme grâce à ses valeurs utilitaires : elle fournit de la nourriture, du fourrage, du carburant, du bois, des médicaments. Chaque être vivant dépend de cette biodiversité pour l’oxygène qu’il respire, la nourriture et l’eau. Des écosystème en bonne santé filtrent les polluants de l’eau ou réduisent le réchauffement climatique en absorbant le carbone, certains organismes décomposent les matières organiques et fertilisent le sol (Rawat et Argawal, 2015).

Les écosystèmes remplissent des fonctions dans le cycle de l’eau et le cycle des nutriments, dans la séquestration du carbone et dans la géochimie, dans la production primaire et la pollinisation, dans les interactions trophiques (dans la chaîne alimentaire) et dans la transmission des pathogènes.

Aussi la qualité de l’eau et de l’air, la stabilité des sols, la régulation du climat, les énergie fossiles, les ressources naturelles, la fertilité du sol, la production agricole, résistances aux invasions d’espèces exotiques, lutte contre les risques épidémiques, pharmacologie sont des services rendus par ces écosystèmes (Rawat et Argawal, 2015).

comment la mesure-t-on?

La biodiversité devient un sujet d’étude de plus en plus important. Les chercheurs ne sont pas toujours d’accord ni sur la définition ni sur les outils à utiliser pour la mesurer.

Une classification taxonomique peut être une première approche. Mais aujourd’hui la science s’intéresse de plus en plus aux caractéristiques fonctionnelles et génétiques de la « nature ». Ces nouvelles approches permettent d’évaluer les services rendus par les écosystèmes et leur durabilité.

De nombreux indices sont utilisés :

Les indices utilisés sont des indices de richesse spécifique, des indice d’abondance et des indices de régularité (Hamilton 2005; Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020). Ces indices permettent d’estimer la diversité spécifique pour mettre en évidence les différences au sein d’une population et entre les populations d’espèces. Ils permettent également d’estimer la diversité génétique au sein d’une même espèce (Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020).

Enfin, ils permettent d’estimer la diversité au sein des écosystèmes (les différents habitats, communautés biologiques et processus écologiques, ainsi que les variations au sein d’un même écosystèmes (Whittaker 1972, Peet 1974, Hamilton 2005, Jurasinski et al. 2009, Tuomisto 2010). Mais la richesse spécifique n’est pas le seul indicateur important. L’abondance relative d’une espèce est également un bon indicateur pour savoir quelle espèce est dominante ou rare dans une communauté (Tilman and Pacala 1993; Sasaki and Lauenroth 2011). Les changements dans les résultats de ces indices permettent par exemple d’évaluer l’impact du changement climatique sur la biodiversité à un niveau national, international ou mondial (Colwell et al. 2017).

Le développement de modèles mathématiques et statistiques permet aujourd’hui des évaluation plus précises de l’état de la biodiversité (Piepenburg and Piatkowski 1992). Mais considérant la variété d’indices permettant d’évaluer la diversité, l’utilisation  de nouvelles approches notamment phylogénétique permettrait d’appréhender mieux la question de la biodiversité

les hotspots de biodiversité

Il existe sur terre des lieux biologiquement très riches et importants et malheureusement souvent menacés. Ces aires sont occupées par de nombreuses espèces endémiques (Mittermeier et al. 1999, Myers et al. 2000, Habel et al. 2019). Bien souvent beaucoup de ces espèces endémiques sont menacées par la destruction de leur habitat et par d’autres activités anthropiques. Ces régions sont appelées des hotspots de biodiversité, et il a été établi que les efforts (et succès) dans la préservation des espèces dans ces régions pourraient avoir un impact significatif sur le maintien de la biodiversité planétaire (Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020).

Pour être considérée comme un hotspot de biodiversité, une région doit avoir au moins 1500 espèces végétales endémiques n’existant nulle part ailleurs et doit avoir pu conserver moins de 30% de sa végétation originelle pour être considérée comme menacée (Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020).

36 régions sont considérées comme des hotspots de biodiversité. Elle recouvrent seulement 2.4% de la surface planétaire, alors qu’on y trouve plus de 50% des espèces de plantes existant sur Terre et 43% des espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens endémiques (Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020). La Méditerranée est un hotspot de biodiversité.

quels services nous rendent la biodiversité et les ecosystèmes ?

La nature nous rend bel et bien service, on parle de « services écosystémiques ».

De la formation et la protection des sols qui nous nourrissent, à la conservation et la purification de l’eau que nous buvons, en passant par la régulation des cycles biochimiques, l’absorption et la dégradation des polluants et des déchets que nous dégageons en de bien trop grandes quantité ou encore par la détermination et la régulation du climat mondial naturel, les services écosystémiques sont d’une nécessité vitale absolue.

La biodiversité protège le fonctionnement et la durabilités des écosystèmes contre les changements et les dégradations naturels et anthropiques. La perte de biodiversité peut réduire de façon permanente les futures options de vie de l’Homme (Heydari M., Omidipour R., Greenlee, 2020).

La biodiversité contribue au bien-être matériel de l’Homme et lui fournit matériaux de production, matières premières pour l’agriculture et l’alimentation, pour les médicaments, pour les industries (Rawat et Argawal, 2015).

Aussi plus de 60 espèces sauvages ont été utilisées pour améliorer les 13 principales cultures mondiales (résistance aux ravageurs, amélioration du rendement, meilleure qualité nutritionnelle)  (IUCN, 2012).

Depuis les début de l’agriculture (il y a 12000 ans), environ 7000 espèces de plantes ont été utilisées pour la consommation humaine (Rawat et Argawal, 2015). Pourtant la majorité des humains, de par leur mode de consommation pousse à une agriculture de domestication et d’uniformisation des espèces. 200 millions d’êtres humains dépendent d’espèces sauvages pour se nourrir (Rawat et Argawal, 2015). Pourtant l’Homme tend à détruire les espaces naturels pour y implanter des champs de monoculture. La pêche représente au moins 15% de la production de protéines animales directement consommées par l’Homme (Rawat et Argawal, 2015). Pourtant nous nous évertuons à épuiser les stocks de poissons et à polluer leur habitat. Les amphibiens jouent un rôle majeur dans les écosystèmes et représentent une source d’espoir dans la recherche de nouveaux médicaments. Pourtant, 41 % des espèces d’amphibiens sont menacés d’extinction (Rawat et Argawal, 2015). Dans certains pays, les plantes médicinales et les animaux fournissent la plupart des médicaments que les gens consomment, et ce, même dans les pays les plus avancés. Plus de 70 000 espèces végétales différentes sont utilisées en médecine traditionnelle et moderne (Rawat et Argawal, 2015). La nature sauve des vies, et nous détruisons la nature…

Les services écosystémiques sont définis comme les processus écosystémiques soutenant les activités humaines (Singh et al. 2006). Ainsi les écosystèmes jouent un rôle majeur dans le ralentissement du changement climatique (séquestration du carbone, maintient de l’équilibre oxygène/CO2) (Rawat et Argawal, 2015).1 km² de littoral comme les mangroves stocke 5 fois plus de carbone que les forêts tropicales matures, et pourtant ces zones sont détruites 4 fois plus vite, libérant ainsi de grande quantité de dioxyde de carbone. Les écosystèmes interviennent dans le régulation des cycles biochimiques (Rawat et Argawal, 2015). Les écosystèmes assurent l’absorption et la décomposition des polluants et des déchets par décomposition, transformant des déchets en une autre forme de biodiversité ou d’énergie (Rawat et Argawal, 2015). Les écosystèmes régulent le climat mondiale naturel (Rawat et Argawal, 2015).  La biodiversité permet la résilience des écosystèmes et joue un rôle primordiale dans la réduction des risques de catastrophes naturelles et des impacts d’événements extrêmes (Rawat et Argawal, 2015). Les écosystèmes fournissent une protection contre les intempéries et les inondations. La production d’au moins un tiers de la nourriture mondiale, dont 87 des 113 principales cultures vivrières, dépend directement ou indirectement de la pollinisation effectuée par les insectes, les chauves-souris et les oiseaux. Les espèces sauvages régulent les ravageurs et animaux considérés comme nuisibles pour les culture humaines. Une seule colonie de chauves-souris mexicaines mange plus de 9 000 kg d’insectes par nuit, ciblant en particulier les deux principaux prédateurs des cultures. Pourtant 18 % des espèces de chauves-souris sont menacés d’extinction (Rawat et Argawal, 2015).

A ces services écosystémiques s’ajoute la valeur esthétique indéniable des écosystèmes et de la biodiversité. Ils influencent notre culture et notre art, ils impactent nos sens, ils rendent notre vie bien plus agréable.

et si on donnait une valeur pécunière à la biodiversité ?

Chaque forme de vie sur terre est unique et justifie son respect quelque soit sa valeur pour les êtres humains; c’est le droit écosystémique d’un organisme. Chaque organisme a un droit inhérent à exister, qu’il soit ou non précieux pour l’Homme.

Nous faisons pourtant le terrible constat que l’argent contrôle le monde par dessus le bon sens, l’éthique et le respect. Donner une valeur pécunière à la biodiversité, même si cela semble vénale, revient à parler le même langage que nos politiques. Dîtes aux gouvernements ou aux lobbies qu’un écosystème qui s’effondre est une menace pour la planète et l’humanité, rien ne bouge. Dîtes que l’effondrement de cet écosystème entraînera des coûts de milliards d’euros, tout le monde voudra prendre le problème à bras le corps !

La notion même de « services écosystémiques » et les études associées suscitent des désaccords chez les scientifiques. Les méthodes de calcul de la valeur pécunière de ces services écosystémiques partagent les opinions. Les estimations peuvent varier selon le contexte écologique, culturel et social dans lequel elles sont calculées, mais aussi selon l’échelle spatio-temporelle utilisée (Rives et al., 2016).

Le concept de service écosystémique est né d’un volonté de pousser un cri d’alarme et de mettre le doigt sur l’importance du fonctionnement des écosystèmes pour le bienêtre de l’être humain. Il aura d’ailleurs permis une mobilisation  et un dialogue entre les scientifiques mais aussi de sensibiliser le monde de la conservation à l’importance de prendre en compte les usages divers des écosystèmes

Mais bien que certaines définitions et méthodologies soient controversées et les estimations possiblement faussées, la valeur de la biodiversité, des écosystèmes et des services rendus à l’humanité reste inestimable et indéniable.

quelques exemples chocs

La valeur des services écosystémiques fournis par les récifs coralliens est estimée à plus de 18 millions de dollars par kilomètre carré et par an pour les ressources naturelles et la gestion des risques, jusqu’à 100 millions de dollars pour le tourisme, à plus de 5 millions de dollars pour le matériel génétique fourni, et jusqu’à 331 800 millions de dollars pour la pêche ( CBD, 2014; Rawat et Argawal, 2015).

La valeur économique attribuée au service de pollinisation fourni par les insectes est estimé à plus de 190 milliards de dollars par an (CBD, 2014) !

La dégradation des terres a entraîné des déficits de récolte d’une valeur comprise entre 235 et 577 milliards de dollars (IPBES, 2019).

La perte d’habitats côtiers et de récifs coralliens en diminuant la protection du littoral accroît les risques pour la vie et la propriété de 100 à 300 millions de personnes (IPBES, 2019).

Les subventions aux combustibles fossiles, dont la valeur s’élève à 345 milliards de dollars, entraînent un coût global de 5 000 milliards de dollars, si l’on y inclut le recul des contributions de la nature aux populations (IPBES, 2019).

À partir de l’étude d’une centaine d’évaluations, Costenza et al. (1997) parviennent à une estimation de la valeur économique totale des écosystèmes de l’ordre de 33 000 milliards de dollars par an.

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité estime la valeur par hectare et par an à 491 dollars pour les océans, 28917 pour les milieux côtiers, 352 915 pour les  récifs coralliens et 193 845 pour les zones humides côtières.

Le même organisme estime les service de régulation des ressources en eau à 2,3 billions US$ dans le monde. 

Les épisodes de proliférations d’algues nuisibles (y compris toxiques) dans les eaux côtières sont en augmentation et nuisent à d’autres ressources telles que la pêche mais aussi à la santé humaine. Lors d’une épidémie particulièrement grave en Italie en 1989, des algues nuisibles les efflorescences d’algues nuisibles ont coûté 10 millions de dollars à l’industrie de l’aquaculture et 11.4 millions de dollars à l’industrie touristique italienne (Reid et al., 2005).

La fréquence et l’impact des inondations et des incendies ont augmenté considérablement au cours des 50 dernières années, en partie à cause des changements induis par l’Homme sur les écosystèmes. Par exemple les populations sont de plus en plus sensibles aux tempêtes tropicales lorsque les forêts de mangroves sont défrichés.. Les pertes économiques annuelles dues aux événements extrêmes ont été estimées à environ 70 milliards de dollars en 2003. Les catastrophes naturelles (inondations, incendies, tempêtes, sécheresse, séismes) représentent 84 % des sinistres assurés (Reid et al., 2005).

L’introduction de la moule zébrée ans les systèmes aquatiques aux États-Unis a entraîné la disparition des palourdes indigènes du lac Sainte-Claire. Le coût annuel de cette catastrophe est estimé à 100 millions de dollars (Reid et al., 2005).

La modification des écosystèmes influencent l’abondance d’agents pathogènes humains tels que le paludisme et le choléra ainsi que le risque d’émergence de nouvelles maladies. Le paludisme est responsable de 11 % de la morbidité en Afrique, et on estime que le PIB de l’Afrique aurait pu être supérieur de 100 milliards de dollars en 2000 (une augmentation d’environ 25 %) si le paludisme avait été éliminé il y a 35 ans. La prévalence des maladies infectieuses suivantes est particulièrement influencée par changement dans les écosystèmes  : paludisme, schistosomiase, filariose lymphatique, encéphalite japonaise, la dengue, la leishmaniose, la maladie de Chagas, la méningite, le choléra, le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme (Reid et al., 2005).

Le coût économique de la pollution des eaux côtières est estimé à $16 billion par an, principalement à cause des impacts sur la santé humaine (Reid et al., 2005).

Entre 1990 et 1999, plus de 100 000 personnes ont été tués dans les inondations, qui ont causé un total de 243 $ milliards de dommages. La modification des écosystèmes, l’urbanisation des milieux mais aussi le changement climatique favorisent ces inondations (Reid et al., 2005).

L’incendie de 10 millions d’hectares de les forêts indonésiennes en 1997/98 a couté environ 9,3 milliards de dollars à cause des problèmes de santé engendrés mais aussi des pertes de production et de revenus touristiques (Reid et al., 2005).

Le blanchissement des coraux de 1998 dans l’océan Indien voit son coût estimé à 608 millions de dollars sur 20 ans (Reid et al., 2005). Les espèces envahissantes dans le Fynbos dans la région du Cap en Afrique du Sud ont causé pour 93.5 millions de dollars (Reid et al., 2005).

équipe de coral guardian

et les baleines dans tout ça?

Les baleines jouent un rôle primordiale dans la capture du CO2. Elle accumulent le CO2 dans leur corps tout au long de leur vie et emportent ce gaz avec elle dans les fonds marins quand elles coulent après la mort. Le CO2 ainsi accumulé est alors incorporé au sédiment marin. On estime que chaque baleine peut stocker jusqu’à 33 tonnes de CO2 en moyenne. Le phytoplancton qui produit au moins 50% de l’oxygène de notre atmosphère capturent quant à eux 37 billions de tonnes de CO2, soit 40% du CO2 produit. Donc plus il y a de plancton, plus le CO2 peut être absorbé. Or, on a découvert que les baleines avaient un effet multiplicateur sur le plancton en lui apportant exactement les substances dont il a besoin. Grace à leur mouvements verticaux  les baleines remontent en surface nutriments et minéraux. Grâce à leurs longues migrations elles apportent vers des zones pauvres en nutriments, des nutriments qu’elles ont cumulées juste avant dans des zones riches. Elles contribuent à remettre en circulation et a disperser ces nutriments. Elles jouent le rôle de fertiliseur (CHami et al., 2019).

Si les populations de baleines pouvaient retourner à leur état d’avant la chasse industrielle à la baleine (soit 4 à 5 millions d’individus), le phytoplancton augmenterait considérablement dans les océans tout comme le carbone capturé ainsi chaque année. Si la biomasse phytoplanctonique augmentait ne serait-ce que de 1% grâce aux baleines, ce seraient des centaines de millions de tons de CO2 qui seraient capturées en plus chaque année.

C’est pourquoi on estime que la population actuelle de baleines rend des services écosystémiques d’une valeur de 1000 milliards de dollars (2 millions de dollars par baleine) (stockage du CO2, aide au développement du plancton qui stocke lui aussi le CO2, industrie de la pêche et du tourisme).

Observation et étude des cétacés à la voile en Méditerranée, Voyage scientifique. Rorqual commun © Wild Seas Explorer

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    Liens

    Fondation pour la recherche sur la biodiversité : https://www.fondationbiodiversite.fr/wp-content/uploads/2020/12/FRB-fiche-ambassade-1.pdf

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